L'arrivée à DJANET

Samedi

Quelle chance ! les vents étant favorables le vol sera donc direct de Paris à Djanet , pas de stop ravitaillement à Constantine pour le carburant. Arrivée donc en avance , « tôt », à 23h45 à l’aéroport de Djanet ainsi « internationalisé »…

On a le plaisir d’en ressortie à 3h+ du matin ; 2 personnes pour verifier ( ?) et tamponner le passeport de 3 avions (l’un partant vers Marseille, les 2 autres, dont le notre, arrivant) soit 600 personnes. Zut nous avions oublié que Djanet est en Algérie…..  A la sortie un Touareg me dit que les autorités centrales le font exprès pour décourager le tourisme, unique ressource moderne des Touaregs, du gaz se trouvant sous leur territoire….

On arrive à 3h45 au camp sous la lumière de la presque pleine lune . Moi je suis presque vidé ! Je me demande quelle forme j’aurais dans 3h pour démarrer la rando. Inch Allah !

Le rythme d'une journée

Dimanche et la suite.....

Le rythme de la journée sera à peu près le même tous les jours :

lever avec le soleil vers 6h30/7h , s’écarter aux alentours pour aller arroser le sable après avoir « crié avant d’entrer » pour ne pas tomber sur un ou une  collègue en pleine réflexion philosophique…., puis petit dej dans la salle à manger (paravent, matelas en U autour du feu) .

Le petit dej est tres classique, baguette , beurre (faux), confiture figues et miel ; thé ou café. Mais mangé à croupetons dynamiques(assis comme un scribe pendant 2mn, puis à genoux pendant 3 mn, puis comme je peux et rebelote…)  face à nos futurs amis Touaregs, le feu de bois, les chameaux porteurs à deux pas, cela vous change ! Quel plaisir de petit déjeuner avec le soleil levant, sans un nuage ; on pense sans honte à nos amis parisiens restés sous la grisaille et on a complètement oublié la longueur des formalités à l'aéroport.

On marche pendant 3 à 4h le matin ; quelques haltes de pause ou autour d’une plante (fenouil sauvage, coloquinte,  etc..) ou d’un beau point de vue.

Le midi nous rejoignons nos cuisiniers (Ramdan et son aide Ernest-nous en reparlerons) et chameliers (Boubaker, Aliten, le jeune Raba en stage). Parfois tout est déjà prêt parfois nous attendons allongés dans une présieste tranquille ; mais un peu affamés ! En effet l'équipe Touareg et les chameaux ( des petits dromadaires en fait mais c’est plus court à écrire…) prennent des chemins plus rapides et adaptés aux chameaux ; ils arrivent donc avant nous ; le ryhtme de marche des chameaux est d’ailleurs plus rapide que le notre sur terrain plat (Et dire qu’ils ne mangent qu’assez peu d’herbe ou d’acacias et bien sûr ne boivent qu’une fois la semaine voire le mois…)

Le repas est fait de 3 plats de salades composées (cuits: pommes de terres, betteraves ou haricots verts conserves ou riz ou coquillettes, crus: carottes, tomates, poivrons, concombre,fenouil) joliment présentées, 1 ou 2 part de Vache qui Rit, un fruit (orange mmm..., golden beurk....).

Enfin le thé, ou plutôt les trois thés sucrés –pas de menthe dans le désert- dont la préparation commence dès le début du repas (multiples versements et reversements élégants et hauts pour la mousse…).

Une bonne sieste de sommeil ou de lectures ou de rêveries jusqu’à 14h à peu près.

Marche pendant 2h à 3h pour arrivée au lieu de bivouac vers 16/17h ce qui laissera le temps du thé (une seul , pas sucré) et de la toilette avant la tombée de la nuit.

Le diner se fait vers 19h , déjà quasiment dans la nuit , pas noire car la lune est là !

Soupe, ragout ou couscous (presque végétariens car les morceaux de viande sont rares ; cela tombe bien pour moi qui prend couscous légumes le plus souvent au resto…) et salade de fruit (boite évidemment) ou dattes. Puis … 3 thés ! (en fait la pénombre a permis semble t’il à certains d’écouler le premier souvent assez fortiche –crainte d’insomnie- dans le sable de la salle à manger !  c’était fait pour ne pas vexer nos Touaregs versant le thé mais ils n’étaient peut être pas dupes !

La veillée; c’était souvent des devinettes car Bachir en est friand – il tient cela de sa sœur me dit il- ou la musique : Ernest au luth et au chant, Raba, Aliten et Boubaker aux bidons, pardon aux percussions et au chant. Instants très sympas, chaleureux et nous tentions de participer car le programme était assez rituel et nous pouvions entonner les refrains: A Salouf (le pardon, chanson écrite par le beau frère de Ernest), Si Nana (2 touaregs aiment la même femme), La petite étoile (composée par Ernest, en français) puis Raba prenait le relais avec des chants touaregs rythmés mais avec des paroles difficiles à retenir pour nous.

A 9h 9h15 j’étais souvent le premier au lit.

Bon c’est vrai il fait frais la nuit en novembre ; alors drap de soie+ duvet confort 8° n’était pas suffisant ; pour éviter un réveil vers 4h j’ai rajouté caleçon , polaire ou cachemire à la place du pyj et bien sûr le bonnet enfoncé juqu’au nez pour 2 raisons : 1-couvrir les oreilles ou j’avais enfoncé des bouchons – crainte d’être réveillé par les ronflements de JM !- et 2-couvrir les yeux pour ne pas prendre des coups de …lune !

Avec cela j’ai très bien dormi pendant une semaine ; et je ne me suis jamais levé la nuit pour aller au petit coin –malgré le thé- ; ma prostate ou vessie a compris  qu’il ne serait pas bon de m’obliger à sortir du duvet, de la tente, mettre les chaussures pour ne pas se piquer les pieds avec les pics d’acacias éventuels, et marcher  avec  5°-7° au thermomètre.

JM et d’autres ont souvent dormi à la belle étoile ; j’ai préféré sortir la tête de la tente une nuit pour regarder les étoiles –dont de belles filantes- ; cela a suffit à mon bonheur. Et puis qu’ai-je perdu puisque je dormais à poings fermés…. ? Enfin tout seul dans ma tente pour deux j’étais le roi du pétrole, pouvant étaler mes petites affaires sans les retrouver pleine de sable ; un vrai nabab dans le désert !

Notre guide et l'équipe



NOTRE GUIDE BACHIR et l’équipe

Guide: Bachir Cuisinier: Ramdan (la fin du ramadan je crois, amusant un cuisinier) Aide cuisinier: Ernest

Chameliers: Boubaker, Aliten, Raba (en stage)


BACHIR (son nom écrit en Tiffinagh ci dessus) : réservé, beau mec, fin ,attachant, amateur de nos blagues –même vaseuves- et de devinettes

Ce n’est qu’après quelques jours qu’il se découvre ; mais c’est un plaisir de parler avec lui si on fait le premier effort et que l’on questionne.

Je lui dis que le groupe apprécierait ses commentaires sur les Touaregs, ses souvenirs d’enfance, ce que lui a envie de nous transmettre : lui prefere , me dit il, repondre à des questions. Ne voulant pas s’imposer, alors meme que nous sommes assez bavards (litote) entre nous !

Il est d’une famille de 6 ou 7 frères et sœurs. Un de ses frères est surveillant dans un collège, un autre agent de sécurité dans une usine hydraulique je crois, un autre au chomage (pas d’allocation) ; une sœur est enseigante ; que font les autres ?

Son grand père était 100% nomade ; Bachir lui-même est né dans le désert entre Djanet et le Tassili N’Ajjer. Sa famille est aujourd’hui sédentarisée.

Bachir tient de sa sœur sa passion pour les devinettes pour lesquelles il est toujours partant le soir :

-je marche sur la tête, j’ai un chapeau, et je parle toutes les langues ….

-un mort est mort avec son sac fermé, l’autre est vivant avec son sac ouvert…

-je commence la nuit, je finis le matin, et on me trouve au bout du jardin ou en plein minuit….

TI CHERCHES, TI TROUVES ! on s’en souviendra longtemps de cette phrase systématique

Que de rigolades au cours des recherches, de nos repas, de nos marches. Très bon public, Bachir retiendra aussi des expressions de nous par exemple « LIBEREZ NOS CAMARADES.

J'expliquais à Bachir ce qu’est un imitateur (il ne connaissait pas) et je l’avais utilisée comme exemple d’imitation caricature (Canteloup imitant Bernard Thibaud patron de la CGT). Il ne cessera de l’utiliser, jusque dans l’aéroport où nous aurons le plaisir renouvelé de faire la queue 2h ; « LIBEREZ NOS CAMARADES « !!! nous lançait il avec des yeux pétillants.

Discret, il ne réagit pas toujours à ce que nous disons ; cependant le fait qu’il soit interdit de donner une claque ou fessée à un de ses enfants dans certains pays europeens le « scotche » : mais il faut bien parfois ?!

Discret encore lorsque nos discussions abordent les voyages qu’Eric ou Elisa ou JM ont fait ;et ils sont nombreux : Mexique, Ladak, Bolivie, Costa Rica,…. J’ai bien peur que cela soulignait pour lui le fossé de pouvoir de vie , d’achat, de liberté, entre lui et nous…finalement nous , français, n’avons pas été aussi discrets que lui.

Bachir, je revois tes yeux amicaux le matin au réveil, bien dormi chacal ?; j’espère que toi aussi ces souvenirs te réchaufferont le cœur comme ils le font pour moi ce soir en vol pour Paris.

37 ans pas marié. Certains dans le groupe se demandaient pourquoi il n’était pas encore marié car au bout du compte, beau gars, bon métier, alors ?

Lui m’a dit que dans la tradition Touareg il lui faut apporter 5 chameaux (cinq fois 600€ !) 10 chèvres, des tapis, à sa future belle famille et femme !

Et s’ils se séparent , elle gardera tout !!

Discrets, l’ensemble de nos amis Touaregs le sont aussi par ex pour leur prières ; chacun d’eux s’écartent du groupe parfois pour faire ce rituel musulman. J’en profite ici pour dire que Touaregs est un mot arabe (abandonnés de Dieu) car lors des premiers contacts entre arabes et berbères Touaregs ceux-ci ont refusé la religion musulmane.

ERNEST assistant cuisinier et animateur de nos soirées

Fils d’un militaire français et d’une Touareg, âgé d’à peu près 50 ans, c’est une personne très attachante : aide cuisinier (aura-t-il le droit de devenir un jour cuisinier lui qui n’est pas pur Touareg?), musicien, poète, peintre amateur (il nous offrira à chacun de nous un petit tableau le dernier soir ! lui qui ne doit pas posséder grand-chose de matériel, donne son amour du désert et des gens par ce biais – merci encore Ernest !).

Il voudrait venir visiter son frère habitant le sud de la France ; pourra t il le faire en 2009 ou dira t il 2010 l’année prochaine…… car en fait ce voyage doit représenter beaucoup -trop?- pour lui.

Ernest je te le souhaite car tu le mérites ; c’est toi qui travaillait le plus pendant la rando ; je ne t’ai guère vu te reposer ; parfois tout de même tu allais t’isoler pour écrire.

Je penserai souvent à toi et ta petite silhouette anachronique marchant derrière les chameaux (habillé en europeen, un bob sur la tête , et ton luth dans le dos) .

RAMDAN le cuisinier

Comprenant très bien et parlant correctement le français, souriant, il nous servait personnellement le dîner et le mangeait avec nous (alors que le reste de l'equipe mangeait de l'autre côté du feu; ils n'avaient pas toujours droit au même dîner que nous). Une fois son service fait et refait (on en reprenait quasiment toujours et de sa soupe, et de ses ragouts) il passait à son narguilé près du feu: accroc du tabac parfumé à la pomme et dont la fumée passe dans de l'eau agrémentée d'un morceau de citron.

BOUBAKER et ALITEN les chameliers

Chacun était là avec ses chameaux (5 chacun) dont ils étaient (ou leur famille) propriétaires.

Plus des contacts visuels que des échanges verbaux car il ne parle pas trop le français. Dommage car il avait l'air très enjoué: lors des poses ou le soir rares étaient les moments ou il ne riait pas aux éclats!

Les Chameaux

Le brun             le rouge             le blanc         etc….

J’ai appris de Boubaker que les Touaregs donnent un nom à chaque chameau basé sur la couleur de sa robe ; ce nom est eventuellement complété par le nom de la famille –ou du signe correspondant- propriétaire pour éviter les confusions.

Nous en avions 9 ou 10 avec nous (pour 10 randonneurs + l’equipe) ; huit portaient une charge (jusqu’à 200 kgs ; seulement 100 pour un âne utilisé pour aller sur les plateaux du Tassili), un était le chameau-ambulance : pour porter l’un de nous en cas de coup de pompe ou blessure, le dernier un jeune aux yeux étonnants ne portait rien : il était là pour apprendre. Très mauvais caractère d’ailleurs il gueulait, oups blatérait, lorsqu’on voulait le ramener pour commencer la caravane après un arrêt repas ou bivouac ; pas forcément une bonne recrue lorsqu’il sera adulte !

Moi j’ai aimé marcher auprès d’eux lorsque nos chemins se croisaient, les voir le midi et le soir manger tranquilles autour de nous, les pieds avant entravés par une corde pour éviter qu'ils ne s'éloignent trop. 

J’avais dit préférer cette rando plutôt que celle avec les ânes, un peu sans trop savoir pourquoi, et bien je n’ai pas regretté ; Théodore Monod en parle (en écrit plutôt) bien : « Quand aux chameaux, pleins de dignité aristocratique, solennels et dédaigneux, très vieille France, ils remachonnent à petit bruit leur déjeuner d'avant-hier et m'ignorent... »

Sympas à regarder, imperturbables à notre présence, ne cessant effectivement même pas de ruminer quand on s’approche ; avec eux comme gardiens pacifiques, le désert semble ne pas être prêt de changer … 

 Parlons gros ou petits sous : on les loue 8€ par jour et par chameau plus 10€ le chamelier ;  c’est moins cher qu’un 4*4 , ça consomme beaucoup moins et ça fait moins de bruit .

Les Paysages



« Ah Ben dis don » ,comme répétait souvent Boubaker ou Aliten , le désert ce n’est pas que du sable. Rien que du bonheur pour le plaisir des yeux!

 Tous les jours ou presque du nouveau. Géants de roche, des champignons en particulier, des énormes huttes ou « bories », des paysages sortis du Seigneur des anneaux.

Tantôt minéral , tantôt du sable, souvent les deux.

Des plaines immenses ou l’on est heureux d’être seuls , un peu comme lorsque vous pouvez traverser la Place de la Concorde sans  voitures .

Parfois des dunes magnifiques que nous n’osions abimer en marchant au faîte ; Bachir nous rassurait , le vent allait balayer rapidement nos traces. 

Si vous êtes amateur de randonnée et aimez marcher le nez en l'air, le Tassili est fait pour vous. Evidemment certains passages pierreux , en escaliers naturels, demandent à avoir les yeux sur les chaussures mais c'est rare.

Je parlais au dessus de place de la Concorde, mais d'autres endroits évoquaient les grands boulevards Haussmanniens fait de murs naturels et blonds couleur d'immeuble récemment ravalés.

Allez voir picasaweb.google.com/DJANET112008 pour d'autres photos.


La galette (Taguella)





C’était sympa de nous mettre de la baguette aux petits dej et repas mais c'est difficile de rivaliser avec notre Tradition ou Rétrodor parisienne...  Et puis du pain emporté en début de rando devient évidemment un peu dur ; 

Aussi quand nous avons vu la cuisson de la galette devant nous lors d’un thé on a voulu la goûter:  complètement émiettée pour être servie dans le bol, recouverte de soupe ou de sauce de ragout  ça nourrit bien son Touareg ! On s’en est régalé un soir. 

On pourrait même l'apprécier en morceaux , bien chauds, tout au long d'un repas , à la place de la baguette, mais ce n'est pas la tradition.

Quelques informations pratiques

A/ températures au mois de novembre
j'ai trouvé les températures idéales car le jour jamais plus de 26° à l'ombre donc on ne transpirait pas (hormis dans le dos avec le petit sac à dos), et la nuit c'est descendu à 5° mais pas de problème avec duvet adéquat; de plus au petit matin dès que le soleil se lève on est bien.
B/ appareil photo ou caméra
Attention: prenez la précaution dès le premier jour de les ranger systématiquement dans un sac en plastique (type congélation par ex) et sacoche habituelle. Sinon vous risquez fort que lapoussière de sable se mette dans l'objectif rétractable et grippe le mécanisme. Plusieurs ont eu ce problème le même jour, heureusement temporaire apparemment mais nous avons eu peur!
C/ purification de l'eau
aucun problème d'eau avec la petite pilule dans la gourde ou bouteille plastique; préférez hydroclonazone seulement 6€ et quelques plutot que micropur plus cher (les 2 en paharmacie)
D/ souvenirs souvenirs
nous sommes nombreux à vouloir rapporter un peu de sable ou un petit caillou rouge (servant au maquillage des femmes Touaregs) etc...
Sachez que c'est interdit et que certains jours TOUS les bagages sont fouillés et le sable ou cailloux trouvés sont confisqués à l'aéroport. Il est vrai que j'ai vu des touristes tenter d'emporter une bouteille entière (1l5) de sable! Moi j'avais l'equivalent de 2 petites boites pellicule photo et le policier me les a laissé (je lui ai dis les avoir dans ma valise et ai passé beaucoup de temps pour les retrouver, au bout d'un moment il m'a dit de passer....)
E/ chaussures
pour notre rando qui n'était pas sur des plateaux, mais restait en plaine (1200m tout de même) des chaussures légères étaient suffisantes; des jeunes avaient même de simple tennis ... Le terrain était soit du sable, soit du sable tassé (type terre battue), soit de la grosse caillasse (là il faut faire attention aux chevilles) en montée ou descente.
F/ lumière frontale
ce n'est pas indispensable (moi même n'en n'avait pas, simplement une lampe à manivelle et une petite à chargement solaire) mais si vous souhaitez lire le soir à la veillée ou dans votre duvet c'est beaucoup plus simple que jongler d'une main avec le bouquin et de l'autre avec la lampe, reste la langue pour tourner les pages.....
G/ difficulté de la rando: aucune
une dame de notre groupe n'était pas une marcheuse régulière et n'a eu aucune difficulté.
H/ la tente
cela peut rebuter certains qui n'ont pas l'habitude de camper; c'est mon cas. Aucun problème; certes le matelas n'est pas aussi confortable que votre lit habituel car moins épais donc on sent un peu le terrain ... mais cela ne m'a pas gêné beaucoup. Quand à la monter ou la démonter: ceux qui dorment à la belle étoile n'ont pas à le faire évidemment! mais moi je préférais; je la montais et démontais en moins de 5 mn et je ne suis pas particulièrement doué...